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Tronche Histrionique

Publié le dimanche 12 août 2007


Dimanche 12 août 2007

Texte publié dans l'Intercom, session d'hiver 2007.

 

Selon Wikipédia, « la notion de vie privée suppose la notion d'individu et implique une liberté reconnue à celui-ci, qui doit être libre, non seulement en tant que citoyen disposant de droits et en tant que sujet de droit régi par des lois, mais en tant que personne privée douée d'un espace privé distinct, à soi, et qui mérite respect et protection. » Remarquez que j’insiste sur le mot protection.

 

C’est en cherchant de l’information sur Wikipédia que j’ai découvert Intelius. Je devais écrire un message sur le babillard du cours Comviz (joie). Je suis tombée sur le site Intelius, pour ensuite tomber en bas de ma chaise. Le texte que je vous présente est donc en grande partie inspiré du message que j’ai posté sur le babillard.

 

Pour ne pas reprendre les mêmes termes que Wikipédia, Intelius est un site corporatif qui a pour but de rendre disponibles de nombreuses informations (numéro de sécurité sociale, factures, curriculum vitae, abonnements, propriétés mobilières et immobilières, etc.). De plus, il est possible d’avoir accès au statut matrimonial de l’individu, son casier judiciaire, le plan satellite de son quartier et même le nombre de pièces de sa maison (accompagné de l’adresse bien sûr, et même des statistiques criminelles et ethniques du voisinage). La vie complète d’une personne est disponible sur le site à 49.95$.

 « Loin d'encourir la désapprobation, le site d'Intelius a connu un succès considérable ; près de 30 millions de visiteurs s'y sont connectés chaque mois. Le site a enregistré 760% de progression depuis sa création, et un chiffre d'affaires de 40 millions de dollars.

Intelius s'est vue remettre la palme de la « meilleure nouvelle compagnie » par l'American Business Awards. » (Wikipédia)

Voici comment la recherche fonctionne. Tapez John Smith dans la case de recherche. On vous donnera la liste de tous les John Smith, avec adresse civile, âge et membres de la famille vivant sous le même toit. En sélectionnant l’un ou l’autre des individus répertoriés, on peut savoir qu’il a eu résidence dans 3 états, sans nommer les adresses. Par une écriture rouge, il est possible de savoir que cette personne est dans le registre des délinquants sexuels, etc. Pour savoir pour quel délit, dans quel état et contre qui, il ne suffit que d’inscrire un numéro de carte de crédit…  Je me demande donc : elle est où la protection de la vie privée là-dedans?

 

C’est sûr, on ne mentionne pas tous les détails de la vie privée de la personne, comme où et quand elle va faire son épicerie (bien qu’on ait accès aux factures), de quelle couleur est son miroir de salle de bain ou si cette personne se travestit dans ses temps libres, etc. Le fait de rendre autant d’informations disponibles à ceux qui n’en ont pas réellement besoin, c’est-à-dire au reste du monde, constitue quelque chose d’à mon avis plus que malsain. À ceux qui doivent voir ces détails, demandez-le, tout simplement.

 

Jusqu’où ira le voyeurisme ? Il est effrayant de constater à quel point il est facile de tout savoir sur un inconnu sans même avoir à interagir avec lui.

 

Pour se libérer de toute attaque future, Intelius énonce une règle d’or dans sa section « Conditions d’utilisation ». L’individu requérant d’informations ne doit pas en faire une utilisation abusive ou criminelle, autrement Intelius se réserve le droit d’alerter les autorités. M’ouain, me semble… Quoiqu’une entreprise assez fouineuse pour dresser le pedigree de toute la population américaine doit être assez tordue pour faire surveiller ses clients afin de demeurer dans la légalité... et conserver sa licence.

 

Il n’est indiqué nulle part où ni comment les renseignements sont recueillis, de façon volontaire ou non. Cependant, suivant la logique, personne n’est assez exhibitionniste pour dresser une liste aussi exhaustive des informations le concernant. C’est en partie pourquoi Intelius est en directe violation avec le droit à la vie privée de la personne. Qui plus est, l’individu ainsi sondé ne connaît pas l’utilisation qui est faite de son identité.

 

Intelius est très utilisé par les employeurs lors des périodes d’embauche. Ceux-ci peuvent en savoir plus que durant l’entrevue et choisir le candidat potentiellement idéal. Mais n’oublions tout de même pas que le registre Intelius semble une mine d’or idéale pour les voleurs d’identité. Tout ce qu’il y a à savoir –et même plus- se retrouve dans un dossier en ligne, pour 50$.

 

Môman j’ai peur.


Dimanche 12 août 2007

Texte publié dans l'Intercom, session d'hiver 2007.

Une nouvelle publicité préventive vient de prendre place sur les ondes québécoises. On y voit un homme enragé qui profère des menaces avouons-le, assez envenimées. Il devient de plus en plus en colère et finit par devenir agressif. On comprend qu’il s’agit d’une publicité sur la violence conjugale. « La femme battue » se relève. Il s’agit…d’un policier! Fondu. « Victime, témoin de violence conjugale, agissez! Contactez le service de police. »

 

Une publicité de génie qui est assez percutante. Elle démolit de plusieurs façons le stéréotype de violence conjugale avec brio. Et on se sent mal en dedans après l’avoir vu. Des facettes de la violence conjugale –et de la vie de couple en général- qui sont peu abordés dans les médias font surface et donnent un tout nouveau visage au problème.

 

Y a pas juste les femmes qui sont victimes. La publicité met en vedette un homme battu. Donc, en sous-entendu, si l’homme peut être victime, la femme peut également être le bourreau, même si dans la publicité on n’en voit aucune. Premier choc, parce que même si on sait que ça existe, la publicité force à l’admettre.

 

Ça n’arrive pas juste aux couples hétérosexuels. Une personne est violente peu importe son orientation sexuelle, une personne peu être violentée peu importe sa préférence sexuelle. Si ça peut arriver dans un couple gay, ça peut aussi se produire dans un couple de lesbiennes. Même si à travers les médias, notamment dans les téléromans, les couples homosexuels deviennent de plus en plus nombreux, un couple composé de deux femmes est encore, malheureusement, tabou pour beaucoup de gens.

 

Enfin, la publicité montre que les policiers ne sont pas invincibles. Les créateurs auraient pu simplement illustrer un couple homosexuel aux prises avec la violence conjugale, s’arrêter là et avoir entre les mains une publicité frappante. C’est dénoncer un préjugé possiblement inconscient chez nous que de prouver que les défenseurs ont eux aussi besoin d’être défendus et protégés. C’est d’ailleurs ce point qui est le plus frappant, parce qu’il s’agit de l’une des premières fois où  cette situation est mise en lumière.

 

J’aime être provoquée, choquée, fâchée par ce que je vois. Ça me fait réagir et prendre mieux conscience de ce qui m’entoure. Les publicités contre les MTS sont souvent à couper le souffle. Je pense à la dernière, MTV si je ne m’abuse, où après la relation sexuelle l’un des partenaires tire l’autre à bout portant. Per-cu-tant! C’est donc dans cette optique que la publicité contre la violence conjugale est une réussite.

 

Qui sait… ça empêchera peut-être quelqu’un de commettre l’irréparable.


Dimanche 12 août 2007

Texte publié dans l'Intercom, hiver 2007.

Second Life, vous connaissez? Il s’agit d’un monde en trois dimensions, en ligne, qui regroupe tous les éléments d’une société; discothèque, parcs, édifices, restaurants, magasins, etc. Comme son nom l’indique, Second Life est un univers parallèle au nôtre, en pixels s’il-vous-plaît.

 

Second Life est plus qu’un simple chat; il est possible de tout faire, de vivre la vie qu’on a toujours voulu vivre. Une version améliorée du populaire jeu The Sims, où on peut acheter un terrain et y construire sa maison de rêve. Il ne suffit que de créer un personnage (avatar) pour pouvoir jouer. Près de trois millions d’abonnés se promènent régulièrement dans ce monde virtuel.

 

Puisque tous les achats et autres s’effectuent avec de l’argent réel, plusieurs entreprises font donc des transactions via ce jeu vidéo, une nouvelle voie du e-commerce. Par ailleurs, Second Life a donné une nouvelle définition des cours à distance. Tel que rapporté par LCN il y a quelques jours, après Harvard et autres aux Etats-Unis, c’est le Collège LaSalle de Montréal qui construit une réplique numérique de son établissement dans le but d’y offrir des cours.

 

En effet, dès septembre 2007, il sera possible pour n’importe qui sur la planète d’obtenir une attestation d’études collégiales (AEC) du Collège LaSalle via Second Life. Les étudiants – pardon, leurs avatars!- inscrits devront se rendre au collège, dans la bonne salle de classe et assister au cours donné par l’avatar du professeur en temps réel. L’enseignant utilise un micro pour présenter sa matière.

 

Génial, me dis-je. Des gens de partout dans le monde ont la possibilité d’obtenir un diplôme en ligne. Les étudiants ne seront plus forcés de déménager pour poursuivre leur formation, ce qui élimine d’un coup toutes les dépenses qui alimentent les prêts étudiants.

 

Bien beau tout ça. Ça s’arrête là. À mon avis, qu’un diplôme comporte quelques cours en ligne ne pose pas de problème. Mais s’il est possible d’obtenir un papier en effectuant la totalité des cours sur le Web, cela implique que les étudiants doivent sacrifier bien plus.

 

En ne suivant que des cours à distance, les étudiants se privent des contacts humains qui enrichissent l’éducation. Un professeur qui répond à une question via le courriel ne peut l’agrémenter d’exemples ou s’adapter aux interrogations de l’élève comme il pourrait le faire lors d’un entretien. L’entraide entre collègues de classe se retrouve limitée à un simple clavardage quand des kilomètres les séparent. De plus, l’absence de socialisation entre les étudiants les priveront plus tard de contacts professionnels ou personnels.

 

Ce n’est pas tout. Trop souvent on entend parler dans les médias que la population est inactive. On reproche aux jeunes de passer trop de temps devant leurs jeux vidéo et la télévision. Pourquoi alors vanter les mérites d’une formation qui ne ferait qu’augmenter le temps passé devant un écran?

 

J’ai toujours prôné l’expérience sur la théorie. Sans nier les avantages qu’un diplôme virtuel apporte, soit l’économie de temps et d’argent, je crois néanmoins que rien n’équivaut la réalité. Je suis de la vieille école, c’est le cas de le dire.


Dimanche 12 août 2007

Publié dans l'Intercom, automne 2006.

Voilà presque deux semaines qu’il pleut sans cesse. De quoi déprimer bien du monde! Et comme par hasard, dans l’édition du Soleil de ce matin 15 novembre, je trouve en page dix-huit un tout petit petit article de la PC qui m’apparaît comme un rayon de soleil dans cette grisaille qui perdure : Deux Québécois mettent au point un indice du bonheur.

 

Les brefs résultats de leur recherche, menée par téléphone avec 400 répondants, démontrent que 75% des Québécois se disent vraiment heureux, que les femmes sont plus heureuses que les hommes et que la tranche des 18-24 ans compte le plus de gens « infectés » du bonheur. Les deux chercheurs ont donc crée un Indice Relatif de Bonheur (IRB) qui permet de mesurer approximativement la tendance à la joie de nos chers compatriotes. Enfin me dis-je, une étude qui ne nous révèle pas que les Québécois sont dépressifs et suicidaires!

 

L’article met également l’adresse du site de la recherche, qui permet d’en apprendre davantage sur la façon dont l’enquête s’est réalisée, des définitions du bonheur ainsi que les plus récents résultats. On peut même passer le questionnaire! Sur ce plan, j’ai été un peu déçue. Doté de quelques fautes de français, le questionnaire repose davantage sur des questions relatives aux différents enjeux de la planète, par exemple la pauvreté, l’environnement, etc. et ne pose que quelques questions concernant notre évaluation personnelle du bonheur. S’en suivent les questions de nature démographique pour statistiques et voilà, en 5 minutes j’ai répondu à toutes les questions! Malheureusement, mon résultat ne m’est pas communiqué.

 

Mon esprit critique me sonne une cloche. Comment réellement mesurer le bonheur? Il est facile pour quelqu’un de mentir sur ses états d’âme et de prétendre être plus heureux qu’il ou elle ne l’est. De plus, la notion de bonheur peut être relative pour chacun; il peut s’agir d’un état d’extase émotionnelle pour quelqu’un et d’un simple sentiment de confort pour un autre. Par ailleurs, le site contient des jeux et des quiz de style trivia pour tester nos connaissances sur le bonheur. Chaque questionnaire nous permet de participer à un tirage de 500$...

 

En lisant les résultats, je trouve que les conclusions des chercheurs ressemblent à ce que j’ai lu sur les différences homme-femme dans mes cahiers de psychologie ou de sociologie du cégep, sans y trouver d’approfondissement plus poussé. En ce qui concerne les facteurs d’influence au bonheur répertoriés, j’ai remarqué que certains n’auraient pu être déterminés par la nature des questions posées dans le questionnaire. Par exemple, le facteur « avoir une vie sexuelle enrichissante » : aucune question ne m’a été posée sur ma vie sexuelle, sauf peut-être de savoir que je suis en couple ou non. Et ceux qui pratiquent l’abstinence (il doit y en avoir encore de nos jours non?) ? Bref, je me retrouve déçue après l’exploration du site. Bien que la présente recherche ait été faite avec sérieux et rigueur, les résultats à mon avis sont peu fiables étant donné leur subjectivité.

 

Toujours dans le Soleil, page A10 du cahier Vivre en Société, Louise Lemieux m’apprend que les acheteurs compulsifs ont ce trouble parce qu’ils vivent une « souffrance intérieure » et que dépenser constitue pour eux une façon d’évacuer ou d’oublier celle-ci. La journaliste a même dressé un portrait-type (à prendre modérément) de l’acheteur compulsif : généralement une femme, dont le trouble s’est manifesté à l’adolescence ou au début de l’âge adulte… Hmmm ça me rappelle ce que j’ai lu ce matin à propos du bonheur. Si je compare les deux résultats… Les femmes ne seraient donc pas plus heureuses que les hommes parce qu’elles développent davantage des troubles d’achat compulsif, et les 18-24 ans ne seraient pas aussi heureux qu’ils ne le prétendent car c’est à cet âge ou un peu avant qu’apparaissent les compulsions… En bon québécois, « chu fourrée là! »

 

Pouvez-vous prétendre être heureux? Si oui, le croyez-vous vraiment? Si oui, êtes-vous heureux parce que vous avez réalisé vos rêves et obtenu tout ce dont vous rêviez ou ne faites-vous que vous contenter de ce que vous avez? La question se pose. J’en reviens à me demander pourquoi une étude sur le bonheur a été menée. À quoi servira-t-elle, avec des résultats auxquels on ne peut se fier puisque toute réponse peut être tissu de mensonges? En tous cas, il n’est surprenant que celle-ci nous arrive au beau milieu d’un cycle gris nuageux et déprimant. Certains y verront-là une occasion de se remonter le moral. Souriez!

 

Site de la recherche sur le bonheur : www.indicedebonheur.com


Dimanche 12 août 2007

Fallait s'y attendre, Federer a été -enfin- défait! Par un jeunot qui plus est, Novak Djokovic en a surpris plus d'un!

Un peu déçue de la défaite de Nadal, moi qui ai pour la première fois suivi presque tous les matchs...Je suis néanmoins satisfaite de l'issue de la Coupe Rogers, qui s'est avéré un tournoi en or pour les amateurs de tennis!!


Dimanche 12 août 2007
[ Intro ]

Donc voilà le premier texte de ce blog, qui me servira de défouloir.

Coups de gueule, place publique, l'autel de mes humeurs.

Tous mes textes publiés seront postés ici-même.

Alors, qui suis-je? Sans prétention. Étudiante au baccalauréat en journalisme à l'Université Laval, rêveuse, idéaliste, amoureuse. Je veux vivre assez longtemps pour voir un monde meilleur. Réceptionniste (et femme à tout faire) d'un petit hôtel de la vieille capitale. Fille d'un homme et d'une femme qui ne s'aiment plus depuis longtemps. Soeur d'un frère et d'une soeur qui n'ont jamais existé. Mère d'un enfant qui n'est pas encore conçu.

Bonne lecture à vous tous!!

Un blogue Actualité / Politique / Société par Mon Blogue.com

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