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Tronche Histrionique

Publié le samedi 15 septembre 2007


Samedi 15 septembre 2007

Je ne sais pas pourquoi, mais à chaque fois qu'on voit ou entend parler de M. Mazhari dans les médias, tout semble être une vraie blague.

C'est normal, c'est comme le James Bond de l'Iran...

Partir en guerre contre le terrorisme bureaucratique, refuser de répondre au téléphone en cavale, rire aux accusations d'enlèvement de la petite fille, nier un vol de tableaux qui a été prouvé hors de tout doute raisonnable... Tout est un complot semble-t-il.

Ceci étant dit, si complot il y , il y  a beaucoup de personnes impliquées. Le monde vs Nima Mazhari. Tout le monde le hait, il est persécuté. C'est peut-être pour ça qu'il se laisse pousser les cheveux et la barbe, qu'il se promène en sandales même dans un tribunal... Y veut qu'on le prenne pour Jésus.

C'est vrai, Mazhari c'est un martyr... Il doit marcher sur les eaux.

Et Myriam Bédard dans tout ça? On la plaint, on dit qu'elle est une victime. Mme Bédard est très intelligente, cette femme il y a dix ou quinze ans était au sommet, respectée de tous. Que s'est-il passé pour qu'on en vienne à la prendre pour un pantin? Je peine à croire que vis-à-vis toutes les accusations et les soupçons qui pèsent contre son conjoint, elle ne se soit jamais posé de questions.

De quel terrorisme bureaucratique parle-t-on? Au Canada, rien n'est parfaitement parfait, mais où est la menace? Quel est ce complot que nous devrions tant redouter dont M. Mazhari et Mme Bédard sont les seuls à pouvoir nous sauver?

M. Mazhari doit encore se croire en Iran.

D'ailleurs, pourquoi se ferait-il couper la tête s'il y retournait? C'est louche.

Il m'en manque bien des bouts. Je comprends rien à toute cette histoire et encore moins pourquoi on s'évertue à s'acharner sur eux.

Envoyez-les sur une île. Pas de terrorisme bureaucratique, pas de complots, qu'eux. Encore là, pour avoir de l'attention, ils finiront par croire que les cocotiers se sont ligués contre eux... et qu'ils doivent revenir au Canada pour nous prévenir de l'imminence d'un désastre politique et administratif quelquonque.

J'oubliais...Mazhari, c'est le Messie. Ça m'étonne d'ailleurs que pour contrer le Mal (i.e le reste du monde), il ne se soit pas présenté aux élections comme premier ministre.

Votez pour lui. Non mais!!


Samedi 15 septembre 2007

Cité universitaire – La semaine dernière, pirates, pommes géantes et autres personnages loufoques  ont déambulé sur le campus et ailleurs en ville. Rentrée scolaire universitaire est synonyme d’initiation. Un mal(?) nécessaire qui a pour but de favoriser les rencontres.

 

Une tradition qui ne date pas d’hier

 

Dans un article publié dans l’hebdomadaire Forum en septembre 2005, le professeur d’anthropologie Robert Crépeau de l’Université de Montréal définit «l’initiation universitaire [comme] un rituel [qui] vise à signifier de façon publique son appartenance à un groupe ». Appelée bizutage par nos cousins français, l’initiation est caractérisée par une série d’épreuves imposées aux nouveaux par les anciens.

 

Pratique qui était autrefois caractéristique des fraternités américaines, l’initiation s’est depuis répandue dans plusieurs programmes. Elle a pour but de rassembler les gens et de créer des liens qui se développeront tout au long des études.

                                                

Un cliché qui persiste

 

Le rite de passage est source de nervosité chez bien de nouveaux étudiants. « C’est stressant parce qu’on ne sait pas ce qu’ils vont nous faire faire », raconte Valérie, étudiante en études littéraires.

 

D’autres, comme Marie-Ève, n’ont pas peur d’être initiés. « Il faut passer par là », dit-elle.

 

Les conceptions de l’initiation sont quelque peu variées, mais convergent généralement vers le stéréotype d’une initiation à l’américaine. Grégoire, nouveau venu en anthropologie, s’attend à boire sans limites; Anne-Julie en enseignement préscolaire sait qu’elle devra se costumer. Cependant, la crainte du « beurrage » et d’une série d’activités plus humiliantes les unes que les autres semble généralisée.  « Je sens que je vais me faire avoir », confie un étudiant en musique.

 

Bien que la décision de s’y présenter ou non est personnelle, tous les étudiants interrogés ne regrettent pas leur choix et sont convaincus que le but de l’initiation est de briser la glace entre nouveaux et anciens.

 

Une activité plus encadrée

 

Depuis quelques années, les initiations sont soumises à une surveillance plus accrue après quelques incidents reportés. En 2005, une mère a porté plainte à la direction du programme dans laquelle sa fille était inscrite, jugeant que les activités à caractère sexuel à laquelle cette dernière a dû se prêter étaient exagérées et de mauvais goût. L’histoire avait été rapportée dans les médias. L’année précédente, une étudiante s’était plainte d’avoir été forcée de boire de l’alcool dans des activités d’initiation à l’extérieur de l’Université.

 

Sarah Toupin, qui a participé à l’organisation de l’initiation des étudiants en administration, affirme qu’il y a entente avec la direction sur la façon de procéder. « L’encadrement et la sécurité sont très présentes. L’Université est très stricte, mais nous avons aussi nos limites morales. Personne n’est obligé de faire quoi que ce soit. »

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