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Publié le jeudi 4 octobre 2007


Jeudi 4 octobre 2007

Québec – La sphère touristique ne peut plus se passer d’Internet et de la visibilité que l’industrie du e-tourisme lui apporte.

C’est ce qu’a affirmé Véronique Forêt, directrice adjointe du service hôtelier du Capitole de Québec. « Vendre des chambres sur Internet via un site sécurisé ne présente pratiquement que des avantages », a-t-elle déclaré à l’exemplaire.  « C’est un système complémentaire qui nous permet d’aller chercher des réservations que l’on n’avait pas normalement au téléphone ou en personne. De plus, le tourisme en ligne répond aux besoins des clients. Ce genre de site leur permet de trouver rapidement des prix et de comparer les hôtels sans avoir à téléphoner à plusieurs endroits. Nous pouvons modifier rapidement nos prix et disponibilités; nos clients sont ainsi avisés beaucoup plus vite de nos promotions. Enfin, c’est une publicité peu coûteuse puisque ce sont les clients qui viennent à nous. »

Réceptionniste à l’Hôtel Le Saint-Paul, Carl Power a apporté quelques nuances. « Certaines compagnies de tourisme en ligne sont en concurrence directe avec nous parce qu’ils offrent des tarifs plus bas sur nos chambres. Nous perdons également des revenus sur ce tarif réduit puisque la compagnie se garde une commission. »

Il semble que ce soit tout de même l’établissement hôtelier qui gagne en bout de ligne. « Nous fidélisons les clients satisfaits et nous les invitons à passer directement par nous à l’avenir. De plus, ces sites nous offrent une formidable vitrine sur Internet.»

La croissance rapide de l’industrie touristique en ligne a également permis d’augmenter les achalandages. « Il y a un an et demi, nous hébergions un ou deux clients par mois qui avaient réservé en ligne. Maintenant, on en compte facilement cinq ou six par semaine », précise Mme Forêt.

Du côté des agences de voyage, les effets se font moins ressentir. « L’industrie du e-tourisme n’est pas une compétitrice parce que nous n’offrons pas les mêmes produits. Les voyages faciles clé en main sont transigés en ligne alors que nous organisons des projets beaucoup plus complexes, explique Kathleen Doucet, de l’agence Voyages Québec Monde. C’est comme comparer un cinéma à un club vidéo. »

Le e-tourisme est par ailleurs perçu un allié pour les conseillers. Selon Mme Doucet, les agents de voyage utilisent ces sites  à titre informatif pour leurs clients. 

Une nouvelle tendance se dessine également dans le monde du e-tourisme. Il s’agit du couch surfing, qui consiste en une communauté virtuelle mondiale où les membres peuvent s’héberger les uns chez les autres. Le principe est, selon le site français Toorista, d’inviter « gratuitement les touristes à passer une nuit ou deux sur son canapé ». Il semblerait que cette méthode alternative et moins coûteuse gagne en popularité, le site Couchsurfing.com comptant à ce jour environ 315 000 membres depuis 2004, la majorité étant âgés entre 18 et 30 ans. Cette nouvelle façon de voyager n’inquiète pas Mme Forêt. « Les gens qui veulent un hôtel iront à l’hôtel. »


Jeudi 4 octobre 2007

Québec – Il n’est pas encore possible de déterminer si les effets des récifs artificiels sont réels. Le manque d’études sur la vie aquatique en serait la cause.

     En effet, selon Philippe Archambault, FONCTION à l’Institut SME de Rimouski (ISMER), les chercheurs sont à ce jour « incapables de vérifier avec certitude si la présence d’un récif artificiel est bénéfique pour le milieu. » « Il n’est pas déterminé si ce récif n’est qu’une attraction pour la faune et la flore aquatiques ou s’il favorise vraiment leur prolifération », a-t-il précisé.

M. Archambault déplore le manque de recherche vis-à-vis des espèces en voie de disparition. Du côté de Pêche et Océans Canada, Richard Lessard admet que peu d’études sont menées sur la nécessité de créer de nouveaux récifs. « Il est difficile de savoir si les récifs atteignent leur objectif parce que nos connaissances sont biaisées sur les espèces à protéger », a affirmé M. Archambault. « Les investissements semblent aller davantage vers les espèces à valeur commerciale ou celles qui sont belles à regarder. 80% des organismes marins vivent en bas fond. Comment se fait-il qu’aucune de ces espèces ne soit cataloguée comme étant voie d’extinction? », s’est-il insurgé.  

« Les récifs artificiels ont pour but de freiner la disparition de certaines espèces sous-marines, mais il n’y en a pas beaucoup », a expliqué M. Lessard. Ces récifs permettent à des êtres marins de venir s’y greffer et à d’autres de s’alimenter.

     Les récifs artificiels sont constitués d’anciennes structures métalliques. Certains navires de guerre sont vidés et coulés afin de servir de refuge à certaines espèces. Plus récemment, la ville de New York a fait don de wagons de métro afin de les submerger et d’en faire des récifs.

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