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Tronche Histrionique - impact campus


Samedi 20 octobre 2007

Québec – Lors d’une manifestation tenue mercredi dans le parc St-Roch, les Révolutionnaires Oranges Féministes ont tenu à rappeler la condition économique précaire des femmes à l’occasion de la journée internationale d’élimination de la pauvreté. 

 

            Vêtues d’un poncho orange et d’un masque blanc, « pour représenter l’anonymat de toutes ces femmes sous le seuil de la pauvreté », une vingtaine de membres du mouvement féministe ont bloqué la circulation à l’intersection Charest et de la Couronne à l’heure de pointe du matin.

 

            « Les femmes sont majoritaires à effectuer des travaux non rémunérés », a expliqué Anne-Valérie Lemieux-Breton, porte-parole de l’événement.  « Même quand elles travaillent, les femmes gagnent seulement 70% du salaire des hommes et c’est une situation que nous dénonçons ce matin », a-t-elle ajouté.

 

            Plusieurs manifestantes en appelaient directement de Sam Hamad pour résoudre le problème.

 

            Un court point de presse a été ensuite tenu par la porte-parole. Le but de la protestation était de sensibiliser à« une société moins capitaliste et moins patriarcale.» Plusieurs témoignages ont également alimenté le point de presse. « En nous refusant d’avoir le droit aux pensions alimentaires en plus de nos prestations sociales, le gouvernement vole nos enfants » s’est insurgée Marie Auger, l’une des participantes. « Ce n’est pas normal de compter ses sous un par un pour être sûre d’en avoir assez pour acheter une pinte de lait le lendemain », a déploré Nathalie Lortie.

 

            Le point de presse s’est par la suite poursuivi par une marche dans les rues du nouveau St-Roch où les révolutionnaires ont collé des dizaines de tracts sur les vitrines des boutiques huppées du quartier. La journée s’est continuée plus tard par un rassemblement devant l’Assemblée nationale, organisé par la Coalition régionale des femmes contre la pauvreté et la violence. La journée mondiale du refus de la misère célébrait cette année sa vingtième édition.


Samedi 15 septembre 2007

Cité universitaire – La semaine dernière, pirates, pommes géantes et autres personnages loufoques  ont déambulé sur le campus et ailleurs en ville. Rentrée scolaire universitaire est synonyme d’initiation. Un mal(?) nécessaire qui a pour but de favoriser les rencontres.

 

Une tradition qui ne date pas d’hier

 

Dans un article publié dans l’hebdomadaire Forum en septembre 2005, le professeur d’anthropologie Robert Crépeau de l’Université de Montréal définit «l’initiation universitaire [comme] un rituel [qui] vise à signifier de façon publique son appartenance à un groupe ». Appelée bizutage par nos cousins français, l’initiation est caractérisée par une série d’épreuves imposées aux nouveaux par les anciens.

 

Pratique qui était autrefois caractéristique des fraternités américaines, l’initiation s’est depuis répandue dans plusieurs programmes. Elle a pour but de rassembler les gens et de créer des liens qui se développeront tout au long des études.

                                                

Un cliché qui persiste

 

Le rite de passage est source de nervosité chez bien de nouveaux étudiants. « C’est stressant parce qu’on ne sait pas ce qu’ils vont nous faire faire », raconte Valérie, étudiante en études littéraires.

 

D’autres, comme Marie-Ève, n’ont pas peur d’être initiés. « Il faut passer par là », dit-elle.

 

Les conceptions de l’initiation sont quelque peu variées, mais convergent généralement vers le stéréotype d’une initiation à l’américaine. Grégoire, nouveau venu en anthropologie, s’attend à boire sans limites; Anne-Julie en enseignement préscolaire sait qu’elle devra se costumer. Cependant, la crainte du « beurrage » et d’une série d’activités plus humiliantes les unes que les autres semble généralisée.  « Je sens que je vais me faire avoir », confie un étudiant en musique.

 

Bien que la décision de s’y présenter ou non est personnelle, tous les étudiants interrogés ne regrettent pas leur choix et sont convaincus que le but de l’initiation est de briser la glace entre nouveaux et anciens.

 

Une activité plus encadrée

 

Depuis quelques années, les initiations sont soumises à une surveillance plus accrue après quelques incidents reportés. En 2005, une mère a porté plainte à la direction du programme dans laquelle sa fille était inscrite, jugeant que les activités à caractère sexuel à laquelle cette dernière a dû se prêter étaient exagérées et de mauvais goût. L’histoire avait été rapportée dans les médias. L’année précédente, une étudiante s’était plainte d’avoir été forcée de boire de l’alcool dans des activités d’initiation à l’extérieur de l’Université.

 

Sarah Toupin, qui a participé à l’organisation de l’initiation des étudiants en administration, affirme qu’il y a entente avec la direction sur la façon de procéder. « L’encadrement et la sécurité sont très présentes. L’Université est très stricte, mais nous avons aussi nos limites morales. Personne n’est obligé de faire quoi que ce soit. »

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